Le Pissenlit

Encore une plante que tout le monde connaît et que l’on peut facilement observer autour de nous, aussi bien dans un jardin que sur un trottoir. Mais il y a toujours des choses à découvrir, même sur des espèces que l’on semble bien connaître… d'ailleurs, avez-vous déjà goûté à du vin de pissenlit ? 

Une succulente nourriture 

Ses imposantes inflorescences jaunes qui apparaissent au début du printemps permettent à de nombreux insectes d’y trouver de quoi se nourrir après l’hiver. Le Pissenlit est également comestible pour l'Homme : par exemple en décoction pour les racines, en salade pour les feuilles ou encore en gelée ou en vin pour les fleurs.

Une forme particulière


Mais saviez vous que les pompons jaunes des pissenlits ne sont pas une fleur mais un regroupement de plusieurs fleurs sur un même capitule ? (Allez donc en cueillir un pour vérifier.)

Chacune des petites languettes qui dépasse est en réalité une fleur (dite « ligulée ») dont les pétales sont soudés entre eux. Vous pouvez d’ailleurs remarquer 5 petites dents à l’extrémité qui correspondent aux sommets des 5 pétales. (Vous êtes sûrs que vous ne voulez pas aller voir de plus près ?)

C’est d’ailleurs pour cette raison que la famille à laquelle appartient le Pissenlit s’appelait la famille des Composées (aujourd’hui renommée famille des Asteracées - en référence au genre Aster).


Dans la même famille, il existe aussi des inflorescences de fleurs dites « tubulées », comme par exemple chez les Chardons, les Cirses, les Centaurées, l’Artichaut, …

Ces deux types de fleurs peuvent aussi être présents sur un même capitule, comme par exemple chez la Pâquerette avec des fleurs tubulées jaune au centre et des fleurs ligulées blanches en périphérie. On peut également citer dans ce cas, le Tournesol, le Souci, la Camomille, … et même l’Achillée.



La reproduction du pissenlit 


Chacune de ces petites fleurs va se transformer en graine surmontée d’une aigrette et à maturité être dispersée, généralement par le vent ou un souffle volontaire, à plus ou moins longue distance du pied mère et alors potentiellement donner naissance à un nouveau pied de Pissenlit là où elle tombera.

Saviez vous que les fleurs de Pissenlit n’ont pas besoin d’être fécondées pour produire des graines ? Il s’agit d’une forme de reproduction asexuée appelée apomixie qui permettra à chaque fleur de produire une graine, qu’elle soit fécondée ou non, et ainsi de produire ces sphères duveteuses parfaites. Les graines produites sans fécondation seront alors des clones du pied mère dont elles seront issues.

L’un dans l’autre, vous comprenez maintenant pourquoi de nombreuses plantes de cette famille colonisent facilement les milieux et peuvent même parfois être à surveiller telles que les Vergerettes, le Sénéçon du Cap, l’Ambroisie ou encore le Baccharis sur le littoral par exemple.

Recette de vin de pissenlit 



Pas besoin d’aller au-delà de 10 km pour vérifier tout cela de près et trouvez-vous donc une prairie garnie de Pissenlits pour vous essayer à en faire du vin : 

Cueillez 300g d’inflorescences entre 12h et 14h, lavez les et faites les sécher au soleil. Versez 3l d’eau bouillante dessus, laissez infuser 24h puis ajoutez 1,5 kg de sucre, 500 g de raisins secs, 3 oranges et 3 citrons coupés en morceaux. Remuez le tout, tous les jours pendant 3 semaines, filtrez et mettez en bouteilles bouchées avec du coton. 40 jours plus tard, re-filtrez et mettez en bouteilles pour de bon. Bonne dégustation ! 

 

CPIE Sèvre et Bocage

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